Rencontre élus-acteurs

Objectifs

  • Rencontre entre les élus des collectivités territoriales et les initiateurs d’alternatives locales.
  • Comment faire connaître ce qui se fait localement pour mobiliser les citoyens et faire pression sur les décideurs.
  • Échanges sur les pratiques d’une part des associations et d’autre part des collectivités, pour mieux travailler ensemble.

Interventions

  • sur la difficulté pour les associations de faire comprendre aux élus qu’un projet local peut être aussi intéressant qu’un « gros projet subventionné venu d’en-haut ».
  • sur le fonctionnement de la démocratie. Les élus sont départis d’une part de leur autonomie à chaque niveau de décision : communes, communauté de communes, SCOT (schéma de cohérence territoriale) plan d’aménagement global du territoire. Ce système de démocratie du « haut vers le bas » bride toute initiative locale.
  • les élus ne peuvent être compétents sur tous les dossiers, ils s’en remettent à des cabinets d’études, à des spécialistes qui influencent leurs décisions . On peut parler de lobbying (ex. eau, tourisme, transports…)
  • les élus ont tendance à privilégier les projets d’envergure (prestige, image de marque, intérêts partisans) au détriment de projets plus modestes proposés par des citoyens (ex. équipements communautaires de proximité).

D’autres interventions soulignent

  • les relations conflictuelles entre collectivités et associations et se demandent comment améliorer les rapports entre élus et agents locaux.
  • la nécessité d’ouverture d’esprit des élus vers des projets qui remontent des territoires (ex cabaret à Blesle).
  • les différences de culture et de connaissances sur certains dossiers entre associations concernées et élus (ex. incinérateur), ce qui entraîne une défiance envers les élus..
  • l’importance de l’engagement des citoyens dans la vie collective en tant que contre-pouvoir indispensable, pour intervenir, interpeller les élus.  « Le citoyen a une responsabilité qui ne s’arrête pas aux votes, il doit donner un mandat aux élus sous surveillance » (ex. comités de quartier)
  • La difficulté d’informer les citoyens dans quel cadre budgétaire travaillent les élus.
  • L’efficacité de l’action collective, argumentée, concertée et qui propose aux élus des dossiers ficelés,financés et justifiés économiquement ou qui visent à une autonomie financière à terme.
  • Le manque de confiance des élus vis à vis des acteurs locaux dans la gestion des équipements culturels (par ex. Cour des Trois Coquins)
  • La nécessité de la délégation des pouvoirs.

Des élus sont intervenus pour exprimer leur souci de l’intérêt général, leur difficulté à dégager du temps pour exercer leur mandat et leur désir de rencontre avec les citoyens pour les aider dans leur prise de décision.
(ex. Agenda 21 : forum, tables rondes).